Développement durable
Grenelle de lʼEnvironnement : De la recherche dans l'air
Les propositions arrêtées par le Grenelle de lʼEnvironnement mettent lʼaccent sur la place des innovations technologiques dans le développement dʼun transport aérien plus écologique.
Retour sur les pistes retenues le 25 octobre 2007 dans ces domaines.
Première du genre, cette grande table ronde sʼest appuyée, fin octobre, sur les travaux préparatoires de lʼensemble des acteurs publics ou privés pour tracer les grandes orientations futures en matière de développement durable. Le groupe de travail consacré à la lutte contre les changements climatiques a dʼabord rappelé les objectifs fixés pour la France dʼune division par quatre de ses émissions de gaz à effet de serre dʼici 2050.
Si les émissions de gaz à effet de serre issues du transport aérien demeurent aujourdʼhui relativement faibles, avec environ 2% du total des rejets de CO2 au niveau mondial, elles sont amenées à augmenter sensiblement au vu des prévisions faisant état dʼune croissance du secteur dʼenviron 5% par an jusquʼà 2020.
Outre les émissions de gaz à effet de serre, le bruit généré par les avions demeure, malgré les progrès réalisés depuis plusieurs années, une source de nuisance importante.
Soutenir les efforts de recherche
Concernant la lutte contre les pollutions atmosphériques liées au transport aérien, le Grenelle de lʼEnvironnement privilégie le soutien aux progrès technologiques et met lʼaccent sur la recherche.
Dans son programme de lutte contre le changement climatique, les membres du Grenelle ont repris les objectifs ambitieux fixés par ACARE(2) dʼune réduction de 50% des émissions de CO2 et de 80% de celles de NOx (oxyde dʼazote), dʼici 2020. A travers ce soutien appuyé à la recherche, ces derniers réaffirment ainsi les orientations prises dans le cadre du programme de recherche et de développement européen visant à faire décoller lʼavion “ultra-vert” dʼici 10 à 15 ans en travaillant sur dʼimportantes ruptures technologiques.
Parmi les propositions du Grenelle de lʼEnvironnement figure également la modernisation du contrôle aérien. La recherche européenne propose que la navigation aérienne contribue, pour 5 à 10%, à la baisse des émissions de CO2 dʼici 2020.
Une des autres pistes du Grenelle pour amoindrir ces impacts, notamment en termes de bruit, réside dans lʼoptimisation de la circulation aérienne et, en particulier, dans la mise en place de procédures de descentes continues. Cʼest une axe important pour la Direction du Service de la Navigation Aérienne qui a entamé depuis plusieurs années des expériences dans ces domaines à Marseille et qui devrait encore les étendre à lʼavenir. Dans cette lutte contre le changement climatique, les groupes de travail du Grenelle ont aussi mis en avant la réduction du temps dʼattente et de roulage des avions.
Combattre le Bruit sur tous les fronts
Pour atteindre les objectifs de réduction de 50% du bruit perçu (soit moins de 10 dB par mouvement), objectifs inscrits dans lʼagenda dʼACARE(2) et repris par le Grenelle de lʼEnvironnement, les efforts de recherches devront être poursuivis dans le domaine de la motorisation.
“Le Grenelle de lʼEnvironnement a considéré quʼil ne fallait pas restreindre lʼactivité du transport aérien mais quʼil fallait, en revanche, renforcer tous les progrès destinés à réduire ses impacts, notamment en favorisant la recherche et en optimisant les trajectoires.”
(3)Advisory Council for Aeronautic
